Les djihadistes continuent-ils de toucher des aides sociales ?

 

Les faits

L’information a fait l’effet d’une bombe dans les rédactions : en octobre 2017, Le Figaro révèle que 20% des djihadistes partis se battre en Irak et en Syrie continuent de toucher des allocations sociales. « Munis de leurs cartes avec photos, des parents percevaient les fonds venant de Pôle emploi de la caisse d’allocation familiale avant de les envoyer par mandat en direction des zones de combats via la Turquie notamment » explique le chef du groupe de la Brigade criminelle.

Spécialisée dans la traque du financement terroriste depuis 2008, la Brigade criminelle évalue ce trafic à plus de 2 millions d’euros. Rien qu’entre 2012 et 2017, 500 000 euros auraient été transmis à des combattants de l’Etat islamique par leurs proches depuis la France. En 2016, 420 virements frauduleux sont mis à jour et 190 expéditeurs de nationalité française sont identifiés par les enquêteurs… Soit autant de personnes libres, sur notre territoire, de financer nos ennemis, ceux-là mêmes qui travaillent à notre mort.


Afin d’éviter que le scandale n’explose dans l’opinion, de grandes annonces sont faites après la révélation des faits. Le nom des allocataires ayant quitté le territoire national sera désormais « communiqué » par la police aux organismes sociaux. Une coopération internationale sera assurée. Il faut dire que le mal est profond. L‘angélisme et l’aveuglement face au djihadisme sont lourds de conséquences à l’échelle européenne.

En Suisse, Abu Ramadan, un imam libyen, a touché 527 000 euros de prestations sociales alors qu’il demande à allah de « détruire » tous les non-musulmans. En Belgique, plusieurs djihadistes ont financé les attentats de Bruxelles et de Paris, en 2015 et 2016, grâce à 50 000 euros de prestations sociales. Le même scénario se répète en Allemagne, pour l’attentat du marché de Noël de Berlin, ou en Grande-Bretagne, pour les attentats de Manchester et du London Bridge. Anjem Choudary, un recruteur de l’État islamique, a même reçu du contribuable anglais plus de 150 000 euros d’aide judiciaire, avant de réclamer 570 000 euros supplémentaires d’ « allocation du demandeur de djihad »…


Les exemples de ce type sont innombrables, y compris en France, même s’ils ne font pas souvent la une des médias politiquement corrects. Car ces derniers s’en remettent le plus souvent aux éléments de langage offerts par le gouvernement. À tort.


Ce que le gouvernement ne dit pas

Le scandale dure en vérité depuis de nombreuses années, malgré les promesses politiques. En mars 2015, soit deux ans avant les révélations de la Brigade criminelle, le ministre de l’Intérieur socialiste, Bernard Cazeneuve, annonce avoir coupé les prestations sociales de 290 djihadistes partis en Irak et en Syrie. Il prétend alors que « ces manquements […] n’existent pas en nombre ». Avant d’ajouter : « N’essayons pas de faire sur ce sujet des polémiques […] le cas de ceux qui ont quitté le territoire national est immédiatement signalé aux autorités en charge du versement de ces prestations sociales ».

Les mots seront les mêmes deux ans plus tard, après les révélations du Figaro. Comme s’ils étaient vides d’action. Ils visent surtout à faire taire ceux qui pointent du doigt le danger. Dès le mois d’octobre 2014, les députés Thierry Mariani et Alain Marsaud proposent à l’Assemblée nationale la création « d’une commission d’enquête relative aux abus de versement des prestations sociales aux Français ayant quitté le territoire dans le but de participer au djihad ». Alain Marsaud précise vouloir « croiser des fichiers des caisses d’allocations avec ceux des services de sécurité ».


Cette proposition est rejetée par le pouvoir socialiste et le ministère de l’Intérieur, ce dernier la jugeant « absurde » et « aberrante » selon Le Point. Même situation en septembre 2017. Un mois avant l’annonce des 20% de djihadistes allocataires, les députés du Front National déposent un amendement pour demander la suspension des aides sociales aux djihadistes. Le gouvernement Macron le rejette. Seules la pression médiatique et les sondages d’opinion peuvent faire bouger le pouvoir. Ce qui implique d’agir toujours trop tard, après les pires abus et les pires exactions islamiques.

La liste est longue et douloureuse pour les Français. Salim Benghalem, l’un des bourreaux de l’État islamique « a touché après son départ en Syrie, des allocations familiales pour 12 485 euros par an. Ismaël Mostefaï, l’un des tueurs du Bataclan, recevait 290 euros par mois pendant qu’il décapitait des otages devant une caméra » confie Georges Brenier, du Service Police de TF1. La belle-soeur de Mohammed Merah, le terroriste islamique de Toulouse, partie faire le djihad, continuait de toucher différentes prestations sociales. Quand Alain Marsaud interroge le ministre de l’Intérieur à son sujet en juin 2014, il se voit soupçonné de« stigmatisation »…

Le mal islamique ronge pourtant notre société depuis longtemps. Mohamed el-Ayouni, parti faire le djihad en Irak en 2004, y perd son bras et son œil gauches. Il confesse lui-même en 2006 les raisons de son retour : « Je voulais quitter l’Irak parce que je ne pouvais plus rien faire du fait de mon handicap » selon Le Parisien. De retour en France, il demande l’allocation adulte handicapé… et l’obtient. Djamel Beghal, le mentor des frères Kouachi, meurtriers de Charlie Hebdo, a été assigné à résidence dans un hôtel trois étoiles du Cantal entre mai 2009 et mai 2010. Coût pour le contribuable français : 3000 euros par mois. Et l’incurie se poursuit jusqu’à nos jours : le père du terroriste islamique de Strasbourg, Abdelkrim Chekatt, continue de toucher une véritable rente d’allocations sociales tous les mois, malgré le fait qu’il soit fiché S selon France 2, comme deux de ses douze enfants.


Ce que l’on peut en penser

Une question se pose : jusqu’à quand cela va-t-il durer ? Le relativisme permanent des médias politiquement corrects s’ajoute à l’impuissance volontaire des gouvernements pour faire vivre un véritable enfer à nos concitoyens. Aujourd’hui, à travers l’impôt, les Français donnent leur argent pour financer leurs bourreaux. Les arguments victimaires concernant les familles de djihadistes se heurtent au mur de la réalité : nous sommes en guerre et nos ennemis se servent chaque jour davantage de nos « bons sentiments » à leur égard.

Fin 2014, un djihadiste parti en Syrie continuait de toucher 2 200 euros par mois de la CAF du Sud-Ouest. Aux allocations familiales s’ajoutaient le RSA, l’allocation de parent isolé et les APL. Ce petit pactole tombait dans les caisses de l’État islamique, qui s’enrichissait alors de trois millions de dollars par jour selon les services de renseignement américains. Par les allocations sociales, l’argent des Français, durement gagné au quotidien, a financé et permis la poursuite de l’horreur islamique, avec son cortège de morts et de mutilés. Les « belles âmes » ne s’émeuvent pas beaucoup de ce simple constat.


Pire encore, les médias politiquement corrects militent désormais pour le retour des terroristes islamiques sur notre sol. Ceux-là mêmes qui ont proféré la haine de notre pays et le désir de tuer nos compatriotes. Ceux qui se filment en train de brûler leurs passeports. Pour décrire un djihadiste, le journal Paris Match ose même affirmer que « ses yeux sont la première chose qu’on remarque. Bleu lagon. Il est beau ». L’indécence se mêle à l’inconscience. Ce sont les mêmes journalistes, profondément irresponsables, sans honte, qui font semblant de se demander après chaque attentat islamique : « Pourquoi ? »… Les réponses sont là, pour qui veut les voir.

Nos compatriotes, eux, voient. Depuis plusieurs mois, le mouvement des Gilets Jaunes matérialise une crise non seulement économique, mais aussi morale et politique. Au-delà des revendications sur le pouvoir d’achat, bon nombre de Français cherchent à retrouver la maîtrise de leur destin et par là même celle de leur pays. À l’opposé de la doxa médiatique, ils ne sont pas prêts à brader la valeur de leur citoyenneté. Les djihadistes se sont eux-mêmes exclus de la communauté nationale. Ils ne devraient plus avoir droit à rien. Ni aides, ni logements, ni remboursements médicaux, ni retour en France.


Pour aller plus loin

Nos Damoclès Désintox : Les djihadistes resteront-ils en prison s’ils rentrent en France ? https://damocles.co/djihadistes-prison-france  Est-ce que la « déradicalisation » des djihadistes fonctionne ? https://damocles.co/djihadistes-deradicalisation-echec/

Nos articles :
L’aveuglement vis-à-vis du djihadisme : https://damocles.co/djihadisme-annees-aveuglement ; les avocats qui défendent les islamistes : William Bourdon : https://damocles.co/bourdon-avocat-islamistes Vincent Brengarth : https://damocles.co/avocat-vincent-brengarth/

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