Immigration : le laxisme en marche

Présenté le 21 février 2018, le projet de loi « Asile et Immigration » du gouvernement s’inscrit dans la droite ligne laxiste de ses prédécesseurs sur le sujet. Derrière la supercherie d’une « fermeté » en matière migratoire, s’étend toute la réalité d’une déconnexion culturelle, économique et morale entre le peuple et les « élites ».

De la poudre de perlimpinpin. Si une expression d’Emmanuel Macron devait résumer son projet concernant l’immigration en France, ce serait probablement celle-là. L’ancien ministre et protégé de François Hollande aurait pu tirer les leçons du dernier quinquennat de désastres socialistes.  Il en faisait partie, là, au plus près de l’impuissance devant la crise migratoire. Il avait vu l’échec de la réforme du système d’asile en 2015, conduisant à l’explosion du nombre de demandes. Plus de 100 000 en 2017. Un triste record.

Il savait, Emmanuel Macron, que 96% des déboutés n’étaient jamais reconduits à la frontière. Qu’un grand nombre d’entre eux étaient même « régularisés » depuis 2012 grâce à la circulaire de Manuel Valls. Cela signifiait que des clandestins entrés illégalement sur le territoire étaient autorisés à y rester. Leur premier acte en France était d’en enfreindre les lois et le gouvernement les récompensait pour cela, comme si le respect de notre pays n’avait aucune importance. Pendant ce temps-là, les citoyens français, eux, devaient payer plein pot le moindre écart, le moindre dépassement de vitesse sur la route ou de plafond sur la feuille d’impôts.

Il le savait, Emmanuel Macron, mais il augmentait quand même de 108 millions d’euros l’aide médicale d’Etat réservée aux clandestins, qui leur permettait d’être soignés gratuitement. Au total désormais, c’était un milliard d’euros par an qui sortait des poches du contribuable français pour « soigner » des personnes en situation irrégulière. Autant de moyens dont ne bénéficiaient plus les retraités français, ceux-là dont le seul malheur était d’avoir travaillé toute leur vie et dont l’Etat grattait jusqu’aux dernières économies.

Il savait, Emmanuel Macron, que les prétendus « mineurs » étrangers non accompagnés s’étaient multipliés sur le territoire national. Deux fois plus nombreux en 2017 qu’en 2016, ils coûtaient déjà près de 2 milliards d’euros aux départements. Rien que dans le Finistère, la collectivité devait payer 38 750 euros par individu. Public Sénat annonçait même 50 000 euros pour chacun d’eux.

Il savait, Emmanuel Macron, qu’en utilisant les mots « Asile et Immigration », l’on pourrait croire à un nombre restreint de personnes concernées. Mais en réalité, il s’agissait d’un soutien à une immigration de plus en plus massive. Le projet de loi rendait ainsi automatique le regroupement familial pour ces « mineurs » étrangers et l’élargissait aux frères et aux sœurs. C’était un terrible appel d’air où pourraient se développer sans fin les réseaux de passeurs. Il suffirait à ces derniers de demander à chaque famille étrangère d’envoyer un de leurs membres pour pouvoir le suivre légalement dès qu’il serait en France.

Les Français, eux, n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer. Et leurs impôts pour payer la note. Depuis quarante ans, le regroupement familial était devenu la principale filière d’immigration, loin devant les études ou le travail. Moins de 10% des immigrés arrivaient en France afin d’y exercer un emploi. Une fois acquis la nationalité française grâce au droit du sol, la moitié des personnes originaires du Maghreb, d’Afrique noire ou de Turquie allaient même chercher leur conjoint dans leur pays d’origine, comme le révélait une enquête de l’INSEE en 2008.

L’intégration était rendue impossible. Le communautarisme étranger, triomphant. Les gens vivaient de moins en moins ensemble et de plus en plus à côté. Un état de sidération s’était emparé de nombre de nos concitoyens, observant la dégradation de leur quotidien et de leur pays sans trop savoir que faire. Sans trop oser qu’en dire. C’était sur cette paralysie collective que prospéraient de nombreuses associations de « défense des migrants », grassement subventionnées et dont le véritable but était la destruction des frontières en France et en Europe.

Un pouvoir politique basé sur la diversion

Ce projet de loi « Asile et Immigration » n’avait pas échappé à leur cirque médiatique. La plupart des articles, écrits par des journalistes complaisants ou immigrationnistes, leur offraient la plus grande place. La Dépêche tentait ainsi de lancer le débat entre les «  tenants d’un contrôle plus stricts des migrants » et les « partisans de la tradition d’accueil séculaire de la France » [sic]. C’était les « méchants » contre les « gentils », avec ceux qui se croient « raisonnables » au milieu, selon la classique boursouflure d’égo journalistique. Cela permettait aux associations pro-migrants de se victimiser au maximum d’un « Etat répressif ».

Mais dans les faits, qu’en était-il ? Outre les mesures laxistes déjà abordées, le projet « Asile et Immigration » créait un titre de séjour de quatre ans au lieu d’un pour les réfugiés « subsidiaires », c’est-à-dire ceux qui ne rentraient pas dans les critères pourtant larges de l’asile. Plus grave encore, une somme pouvant aller jusqu’à 2500 euros était offerte à chaque clandestin pour qu’il reparte volontairement dans son pays d’origine. En clair, l’on donnait de l’argent à des gens qui n’avaient pas le droit d’être en France pour leur demander gentiment de rentrer chez eux. Un véritable délire idéologique qui trouvait son apogée dans le fait que rien n’empêchait quiconque de revenir en France pour tenter de toucher à nouveau cette somme.

Face à cette gabegie permanente dans l’utilisation de l’argent public, les mesures « sécuritaires » paraissaient bien superficielles et dérisoires. Procédurales et techniques, à l’image du gouvernement qui les avaient inspirées. Les délais de rétention administrative étaient accrus, ceux des traitements de demandes d’asile réduits. La généralisation de la vidéo audience symbolisait les coûts que les « migrants » faisaient peser à l’appareil judiciaire. Autant de moyens dont on privait, une fois de plus, le justiciable français ordinaire.

Seuls comptaient les artifices de communication permettant d’établir un jeu de rôle politique. En se faisant conspuer par les extrémistes de gauche, Macron pouvait donner l’impression aux électeurs de droite qu’il s’occupait d’eux et de leurs attentes en matières migratoire et sécuritaire. Mais c’était de l’enfumage total. Tout était prétexte à brandir un droit d’asile qui n’avait plus rien à voir avec son sens originel. S’il concernait autrefois une poignée d’individus exceptionnels, aux référents culturels communs avec la société d’accueil, il était à présent devenu le paravent d’une incessante vague migratoire entre le Sud et le Nord, des pays pauvres aux pays riches.

Comme Hollande avant lui, Emmanuel Macron ne cherchait qu’à faire diversion et gagner du temps sur le sujet. En octobre 2017, il annonçait la création de « 10 000 places » de réfugiés supplémentaires ; réfugiés que l’on irait directement chercher au Niger, au Tchad, en Turquie ou encore au Liban. Ainsi, l’on offrait de nouvelles portes d’entrée pour des individus venant de n’importe quel pays alentours. 10 millions d’euros supplémentaires étaient alloués au « Haut Commissariat de l’ONU pour les Réfugiés », un organe politique favorable aux mouvements d’immigration massive. Complices dans le laxisme, les autorités tentaient de repousser la notion de frontière le plus loin possible pour ne pas avoir à l’appliquer là où elle ferait vraiment effet. C’est-à-dire en Europe et sur le territoire national.

Des peuples en reconquête de leur souveraineté

Ainsi, dans le projet de loi, pas une mesure n’était tournée vers l’espace Schengen. Pas un regard n’était porté sur le parcours terriblement aisé de nombreux terroristes d’un pays européen à l’autre, comme si nos dirigeants n’avaient pas la moindre solution pour y faire face.  Pourtant, près de 15 000 délinquants étrangers – sans même tenir compte des binationaux – remplissaient les prisons françaises. Le manque de places, si souvent évoqué pour justifier la non-exécution des peines, trouvait là une résolution évidente. Il fallait renvoyer dans leurs pays d’origine tous ces condamnés.

Mais un constat aussi net n’était pas acceptable pour l’idéologie bienpensante au pouvoir avec Macron. Contre tout bon sens, les militants de gauche gesticulaient de leurs réflexes hors-sol, faisant appel à des instances supra-nationales, comme la Cour de Justice européenne. Ils invoquaient la « Convention européenne des droits de l’homme » pour maintenir le désordre établi. L’Union européenne était devenue le prétexte pour se débarrasser des peuples et de leurs aspirations à la paix et à la sécurité dans leurs propres pays.

Toutefois, la violence de la crise engendrée par l’arrivée de plusieurs millions de « migrants » depuis 2015 faisait peu à peu bouger les lignes. Au Danemark, le durcissement de la législation avait fait chuter le nombre de demandeurs d’asile de 21 000 à 3 500 en deux ans. Pour cela, les autorités avaient notamment requis des garanties d’installation sur le territoire et l’apprentissage du danois. L’on n’osait imaginer les cris d’orfraie des associations pro-migrants en France si le nombre de demandeurs d’asile venait à chuter de manière aussi abrupte.

En Suède, devant la saturation des structures d’accueil, les contrôles aux frontières étaient rétablis dès janvier 2016. En Allemagne, même Angela Merkel, pourtant à l’origine de la crise, devait se résoudre à accepter une limitation du regroupement familial à 1000 personnes par mois, effective à partir de l’été 2018. Ce n’était qu’un début. Partout en Europe, les regards se tournaient vers d’autres modèles comme ceux du Canada, des Etats-Unis ou de l’Australie. Tout aussi démocratiques mais bien plus stricts en matière migratoire, afin de mettre en valeur l’apport professionnel de chaque immigré.

Malgré l’incessante propagande médiatique en faveur des « migrants », les peuples commençaient à réaliser que l’immigration n’était pas une obligation mais un choix. Qu’ils pouvaient décider de s’en passer dès lors qu’ils se donnaient les moyens d’exprimer leur opinion. Qu’il était temps d’agir avant de voir le pays qu’ils aiment entièrement se dissoudre dans le chaos.

En France, le gouvernement Macron avait déjà cédé un bout de son projet de loi aux associations immigrationnistes. Une disposition permettant le renvoi d’un clandestin par le pays où il avait transité était abandonnée. Ce recul avait probablement été calculé à l’avance afin de donner des gages à l’aile gauche de l’électorat macronien. C’était encore une fois « en même temps », une expression dont certains aimaient à rire. La dernière mouture d’une suite de trahisons et de manipulations des « élites » envers leur peuple, dont les générations futures nous jugeraient certainement avec la plus grande dureté.

Pourtant, il semblait bien qu’une majorité de Français avait conscience de ce qu’il se passait chez eux. Les rares fois où on les interrogeait spécifiquement sur le sujet de l’immigration, ils se prononçaient à l’opposé du gouvernement et de la doxa médiatique. En avril 2016, 59% d’entre eux se déclaraient contre le regroupement familial dans un sondage pour Valeurs Actuelles. Début 2018, L’Express révélait que le rythme d’immigration était trop élevé pour 64% des Français. En outre, 60% s’opposaient au droit de vote des étrangers aux élections locales et 66% étaient pour la suppression des accords de Schengen.

La véritable majorité était claire. Devant le projet de loi laxiste d’Emmanuel Macron sur l’immigration, les Français avaient à nouveau l’occasion d’affirmer sans détour leur choix. Et de reprendre ainsi la main sur la destinée de leur pays.

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